En vue d’une reprise épidémique annoncée pour très bientôt, l’été arrivant à grands gallots, vous êtes dès maintenant invités à observer les règles de précaution pour lutter contre la reprise du virus.
Conseil, reportez-vous aux différents communiqués prodigués par les spécialistes.
Dès aujourd’hui et jusqu’au 4 octobre, une grande campagne de communication, avec des autocollants, des affiches, des spots télé et radio incitera la population à ne pas baisser la vigilance face au chik.
Le risque d’épidémie, s’il semble moins présent, est toujours d’actualité avec l’arrivée de l’été austral.
La campagne de communication coïncide avec le plan de relance du tourisme à La Réunion.
Le préfet a d’ailleurs insisté sur le fait que chacun doit faire un effort si on veut que les touristes reviennent, et d’ajouter qu’il ne faut pas dramatiser la situation : "plus on anticipera, plus on aura des chances de se protéger ». Cette année sera plus facile à gérer que celle de l’année dernière, du moins on peut l’espérer. Il faudra apprendre à vivre avec le chik avant de l’éradiquer".
Le point hebdomadaire de l’évolution de la maladie a eu lieu en même temps que la présentation de la campagne de communication. Pour la semaine du 4 au 10 septembre, 10 cas de personnes atteintes par le chik ont été signalés, ce qui porte à environ 266.000 le nombre de personnes touchées depuis mars 2005. Pour comparaison, 3 cas étaient signalés pour la 36ème semaine en 2005.
Comparaison pas vraiment significative, précise Vincent Pierre, coordinateur de la CIRE Réunion Mayotte, puisque la surveillance n’était pas aussi organisée l’année dernière.
L’épidémie se traduit par des cas isolés (Avirons, Tampon, Saint-Gilles-les-Hauts, Sainte-Clotilde, etc.) et non par des foyers actifs. Sur les 10 cas, 3 passages aux urgences de Saint-Paul ont été signalés.
Aucun décès mentionnant le chikungunya n’a été transmis à la DRASS depuis la semaine dernière.
Le bilan établi par la CIRE conclut donc que la transmission virale n’est pas interrompue et on peut considérer qu’elle se maintient à un niveau épidémique faible mais stable depuis 8 semaines.
Sans dramatiser la situation, les autorités compétentes reconnaissent que l’épidémie peut reprendre avec l’été austral : "malgré l’importance de l’épidémie enregistrée cette année, la population encore susceptible d’être infectée reste suffisante pour qu’un tel phénomène se produise".
D’où la nécessité de mettre l’accent sur la prévention.